Article de presse - 30 octobre 2009
Keynectis et Mediscs relancent l'authentification forte
Souvent laissée de côté pour des raisons de budget ou abandonnée du fait d’une maintenance coûteuse
et fastidieuse, l’utilisation de tokens pourrait renaître de ses cendres avec K-Access.
Pour les entreprises désireuses de s'équiper d'une solution d'authentification à double facteurs
(token et code PIN), plus besoin d'investir dans un support dédié, ni de se ruiner en temps et en argent
pour son déploiement. K-Access, développé par les éditeurs Keynectis et Mediscs, est un composant de moins
de 2 Mo qui se télécharge et s'installe sur n'importe quel périphérique USB doté d'une mémoire de masse
(clé USB, téléphone portable, appareil photo, etc.). A l'intérieur? Une clé privée protégée par un code PIN
et un certificat X509 chargé en mémoire au démarrage d'une petite application intégrée qui fournit l'interface
de saisie du code PIN (anti-keylogger). Et le tout pour environ deux euros par utilisateur et par an.
Installé à la racine du support, le composant sera logé dans une partition cachée et dédiée dans les prochaines versions.
Sa copie est rendue inutilisable grâce à un mécanisme de déverrouillage du code PIN lié au numéro de série industriel
du support de stockage. Par exemple, lorsqu'un utilisateur veut utiliser son appareil photo alors que le composant est
déposé sur une carte SD, c'est cette dernière qui sera considérée comme support et non le terminal (ici l'appareil).
Tout comme pour une carte bancaire, le nombre de saisies erronées est limité à trois et le certificat doit être
renouvellé tous les deux ans.
L'entreprise a la possibilité d'héberger la base des utilisateurs et d'assurer le processus d'authentification,
ou de déléguer l'opération à Keynectis. Pour l'utilisateur, une fois le numéro d'initialisation remis pas l'émetteur
(l'entreprise), l'opération prend moins de cinq minutes : choix du support, saisie du code PIN, téléchargement
et installation du composant. En cas de perte du support, il suffit de renouveller la procédure.
Mais rien n'est parfait. Si l'utilisation du smartphone comme token est possible, il ne pourra malheureusement
pas être utilisé pour la navigation sécurisée, l'application n'étant pas encore disponible pour ces terminaux.
Qu'on se rassure, « c'est en projet », rassure Thibault de Valroger, responsable marketing chez Keynectis.
Stéphane Bellec